ACUPUNCTURE SAAM

Le maître SaAm était un moine médecin de la dynastie Chosun (1393-1910). "Sa" veut dire "demeurer, résider" et "Am" veut dire "roche". Comme tous les moines de haut rang il n'a jamais révélé sa véritable identité, on sait juste qu'il vivait et consultait dans une grotte. La légende raconte qu'il devint "illuminé" après de nombreuses années de méditation et qu'il découvrit ainsi la mystère originel de l'acupuncture.

L'idée maîtresse de l'acupuncture SaAm repose sur les qualités énergétiques des 5 mouvements ( Wu Xing), qui en se combinant avec les six Qi (liu Qi), permet de comprendre les caractéristiques énergétiques du corps humain.  Le principe de traitement de base vise à restaurer une situation de déséquilibre climatique interne avec l'énergie du méridien ou "canal" qui posséde l'énergie climatique opposée.

A la fin du XIX ème siècle, l'acupuncture SaAm a évolué grâce à l'attribution de caractéristiques mentales et émotionnelles à chaque canal. Ainsi chaque niveau émotionnel est représenté par deux qualités émotionnelles qui s'équilibrent l'une l'autre. Les méridiens ou canaux YIN renvoient à des sentiments positifs et de satisfaction alors que les méridiens ou canaux YANG renvoient à des sentiments négatifs ou d'insatisfaction.

 

 

ACUPUNCTURE DE MAITRE TUNG

Tout au long de l'histoire de la Chine, la pratique de la médecine chinoise a connu de nombreux courants. Alors que certains étaient bien ancrés dans la tradition de l'école confucéenne comme le Huang Di Nei Jing, certains existaient dans l'ombre de certaines lignées familiales dont la transmission était tenue plus ou moins secrète. L'acupuncture Tung fait partie de ces enseignements secrets d'une ancienne famille. Elle remonte à la dynastie des Han ( 206 av. J.C-220 apr.J.C.) et grâce à l’ouverture d'esprit du dernier représentant de la lignée, Tung Ching Chang (1916-1975), a survécu et prospéré dans les temps modernes pour le plus grand bonheur de nombreux patients en souffrance.

La caractéristique principale de l'acupuncture Tung est qu'elle utilise un grand nombre de points qui ne se trouvent pas dans dans les systèmes les plus répandus de la médecine chinoise : chaque région du corps fonctionne comme un  microsystème qui affecte l'ensemble du corps humain. La conséquence première pour le patient est son confort puisque peu d'aiguilles sont nécessaires pour rééquilibrer l'organisme et surtout en acupuncture Tung le thérapeute ne travaille presque jamais sur la zone "affectée" mais plutôt à distance.

 

GUA SHA

Méthode qui vise à gratter la maladie pour lui permettre de s’échapper à travers la peau. Il s’agit de faire remonter les Shas à la surface de la peau en les frottant ou en les raclant rapidement à l’aide d’une petite spatule en jade ou en corne aux bords arrondis sur une peau bien huilée. Le frottement permet d’évacuer une congestion énergétique et circulatoire voire un état inflammatoire global. Le guā shā est donc une méthode d'harmonisation du yin yang. On ne fait pas la fête après ce genre de massage. On se réserve une soirée tranquille pour laisser le corps travailler. Et particularité, pas de douche après ce massage. On réserve sa douche pour le lendemain matin.

 

SHANGHAN LUN

 

"Le Shanghan Lun (traité des blessures dues au froid) est l'héritage vivant de l'un des principaux courants de la médecine chinoise classique. Ouvrage vénérable, il est le livre médical chinois qui a fait l'objet des commentaires les plus nombreux. Ecrit par Zhang Zhong Jing (150-219) le manuscrit original n'a pas résisté à l'usure du temps et la copie la plus aboutie date de la dynastie des Song  (960-1279). L'étude approfondie du Shanghan Lun est devenue indispensable à qui souhaite commencer à pénétrer l'essence de la médecine chinoise." Frédéric Breton.

"Il est souvent présenté comme étant un texte traitant spécifiquement des atteintes externes et notamment des atteintes externes par vent et froid. Effectivement il détaille l'origine, l'évolution et les traitement de ces atteintes, mais le corpus de ce texte va beaucoup plus loin que la seule étude des atteintes externes. Zhang Zhong Jing présente un système médical complet  capable d'appréhender la physiologie et la pathologie de l'être humain de manière globale. Cette grille de lecture qui a pour trame les six méridiens (liujing) et pour polarité le yin et le yang, englobe les six qi (liuqi), les cinq mouvements (wuyun), les cinq organes et les six entrailles, et les vaisseaux et les collatéraux. " Abel Gläser

 

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SHENNONG BENCAO JING

"Le titre du livre se fonde sur le nom de Shen Nong, un héros civilisateur de la mythologie chinoise, un des trois Augustes avec Huang Di et Fu Xi. Le texte fut probablement compilé durant la période des Royaumes Combattants, environ 3 ou 4 siècles avant notre ère. Certains considèrent qu'il daterait de la fin de la dynastie Han de l'est aux alentours de 100 à 200 de notre ère.

Originellement formé de 4 rouleaux, le texte décrit 365 substances médicinales qui sont en correspondance symbolique avec les 365 jours de l'année. Le livre a été copié, endommagé, perdu, reconstruit, commenté, transformé à travers l'histoire de la Chine. Le travail majeur de restauration a été fait par le grand Taoïste et médecin Tao Hong-jing (456-536)." Abel Gläser.

"A travers ces 365 substances, le Bencao Jing fait le tour du Ciel et dessine les contours terrestres telle une somme qui, au delà d'une matière médicale ordinaire, se révèle comme un véritable ouvrage initiatique." Frédéric Breton.

 

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YI JING

"Texte fondateur de la civilisation chinoise, maître d’œuvre de sa philosophie et compagnon de son histoire depuis plus de 35 siècles, le Yi Jing est un livre qui ne ressemble à aucun autre. Ni livre révélé comme le Coran ou la Bible, ni poème épique comme l'Iliade ou le Ramayana, ni parcours médité comme le Livre des morts tibétains, ni discours logique comme La République de Platon ou Le discours de la méthode de Descartes, le Yi Jing se veut simplement le Classique (jing) des Changements (yi). Les civilisations de l'Antiquité se sont données des dieux et des codes, les civilisations modernes des lois et des méthodes, les Chinois eux ont traqué l'éternel dans sa forme la plus quotidienne : le changement incessant, le roulement saisonnier. " Cyrille Javary, Yi Jing, le livre des changements.

Le Yi Jing n'édifie aucun système explicatif de l'univers, il n'explore pas la cause de son existence ou la finalité de son devenir, il ne relève rien qui doive être l'objet d'une croyance, il ne fait que constater une évidence que ne rejette aucune foi ni ne contredit aucune science : le changement est la vie même. La raison de ce changement perpétuel cependant ne l’intéresse pas, seul l'intéresse le fonctionnement de ce processus sans cesse à l’œuvre et cela à la seule fin de permettre à chaque humain de s'y insérer de la manière la plus efficace et la plus juste possible.

"La seule chose qui ne changera jamais, c'est que tout est toujours en train de changer."

"Pour connaître le fonctionnement du corps humain, il n'est rien de mieux que le Nei Jing (livre de base de l'acupuncture), mais le corps humain, comme toutes les choses vivantes, fonctionne selon les principes du Yin-Yang. Or pour connaître le Yin-Yang, il n'est rien de mieux que le Yi Jing. " Zhang Jiebin

 

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